Fond bleu

Prix Molson | Bourse John-G.-Diefenbaker 2017

16 mai, 2017

Prix Molson 2017

Deux prix de 50 000 $ chacun sont accordés tous les ans à des Canadiens qui se sont distingués, l’un dans les arts et l’autre en sciences sociales et humaines. Financés par une dotation d’un million de dollars faite au Conseil des arts par la Fondation de la famille Molson, les prix Molson encouragent les Canadiens honorés par cette distinction à continuer de contribuer au patrimoine culturel et intellectuel du Canada. Le Conseil des arts du Canada administre les prix en collaboration avec le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH).

L’écrivain Lawrence Hill est une source d’inspiration, notamment pour les auteurs et artistes de la prochaine génération. Il est professeur de création littéraire à l’Université de Guelph et est l’auteur de 10 livres, dont The Illegal, The Book of Negroes et Any Known Blood. Il est aussi le lauréat de divers prix, dont The Commonwealth Writers 'Prize et The Rogers Writers' Trust Fiction Prize, et il a été deux fois lauréat de Canada Reads à la CBC. Il a coécrit l’adaptation pour la minisérie télévisée en six parties The Book of Negroes, qui a été regardée par des millions de téléspectateurs aux États-Unis et au Canada et qui a remporté 11 prix Écrans canadiens en 2016. Il travaille maintenant à un nouveau roman et vit avec sa famille à Hamilton, en Ontario, et à Woody Point, à Terre-Neuve-et-Labrador.

Lawrence Hill
Quelles ont été vos principales influences? Pourquoi?

« Parmi mes premières influences, je citerais ma mère, Donna Hill, qui nous lisait de la poésie chaque soir au coucher, et mon défunt père Daniel. G. Hill, qui me demandait d’écrire mes désirs sous forme de lettres quand j’étais enfant. »

Dans quel domaine avez-vous pris un risque? Qu’est-ce que cela vous a rapporté?

« Je pense que chaque livre a présenté ses propres risques, mais l’un des plus grands risques a certainement été de choisir comme unique narratrice de mon livre The Book of Negroes une femme africaine du XVIIIe siècle. »

Maintenant, à cette étape de votre carrière, qu’avez-vous appris d’important sur votre forme d’expression artistique dont vous aimeriez nous faire part?

« S’il y a une chose que j’ai apprise, c’est d’écrire mes premières ébauches le plus rapidement possible et de faire taire la petite voix intérieure qui a tendance à critiquer pour laisser naître des explosions naturelles et inattendues sur la page. »

Kent Roach, CM, MSRC, est professeur de droit et titulaire de la chaire Prichard-Wilson en droit et politiques publiques à l’Université de Toronto. Ses 13 livres incluent (avec Craig Forcese) False Security: The Radicalization of Canadian Anti-Terrorism (lauréat du prix du meilleur livre 2016 de l'Association canadienne droit et société), The 9/11 Effect: Comparative Counter-Terrorism (lauréat de la Médaille Mundell 2012), (avec Robert Sharpe) Brian Dickson: A Judge’s Journey (lauréat du prix Dafoe 2004) et Constitutional Remedies in Canada (lauréat du Prix Owen pour le meilleur livre en 1997). Il est rédacteur en chef du périodique Criminal Law Quarterly depuis 1998 et a été directeur de recherche pour les enquêtes Air India et Goudge. Agissant bénévolement pour les groupes des libertés autochtones et civiles, il a également été conseiller dans plusieurs décisions importantes de la Cour suprême du Canada.

Quelles ont été vos principales influences? Pourquoi?

« J’ai eu la chance d’avoir des professeurs et des mentors qui m’ont inspiré tout au long de ma vie. Un ancien lauréat du prix, M.L. Friedland, m’a beaucoup influencé et fut un mentor important, tout comme le juge Robert Sharpe. La défunte juge Bertha Wilson, pour laquelle j’ai eu le privilège de travailler comme greffier, a été pour moi un brillant exemple d’intégrité et de courage moral et intellectuel. »

Dans quel domaine avez-vous pris un risque? Qu’est-ce que cela vous a rapporté?

« Tout au long de ma carrière, j’ai essayé de prendre des risques par l’entremise de l’engagement du public sur des sujets sensibles tels que la sécurité nationale, le rôle des tribunaux, les condamnations injustifiées et la surreprésentation des autochtones en prison. Dans un petit pays comme le Canada, les universitaires ne peuvent pas se permettre de rester en marge des débats politiques de l’époque. »

Kent Roach
Maintenant, à cette étape de votre carrière, qu’avez-vous appris d’important sur votre travail dont vous aimeriez nous faire part?

« Nous devons faire en sorte que notre travail universitaire et, en général, l’éducation soient aussi accessibles que possible. Nous avons également besoin de travailler avec d’autres personnes et en équipes pour faire le travail, mais aussi pour nous exposer à des idées et perspectives nouvelles. »

Bourse John-G.-Diefenbaker 2017

La bourse John-G.-Diefenbaker permet à un éminent chercheur allemand en sciences humaines de réaliser des travaux de recherche au Canada et de faire de brefs séjours dans des institutions américaines pour enrichir son expérience. Le prix vise à encourager les échanges entre les communautés universitaires du Canada et de l’Allemagne.

Le professeur Werner Nell de l’Université Halle, en Allemagne, mènera ses activités de recherche à l’Université Queen's, au Canada. Il a étudié en mathématiques, en études allemandes, en histoire, en sciences sociales, en philosophie et en littérature comparée à Mayence, Francfort et Dijon. Il a travaillé comme enseignant, journaliste, chargé de cours, chercheur, rédacteur en chef et professeur invité en sociologie et sciences sociales. Depuis 1998, il enseigne la littérature comparée et les études culturelles à l’université de Halle; il a été par ailleurs chercheur invité en Hongrie, en Pologne, en Russie et au Canada.

Werner Nell
Description du projet du professeur Nell à l’Université Queen's

« La description de Doug Sander des diverses minorités dans la « ville d’arrivée » a donné l’impulsion à mes recherches sur les antécédents individuels, historiques et sociaux et les hypothèses de base des « villageois urbains ». En fait, les références à la vie villageoise et à l’environnement rural sont encore valables et augmentent dans la production culturelle, la littérature, le cinéma et le discours social d’aujourd’hui. » 

Dans quel domaine avez-vous pris un risque? Qu’est-ce que cela vous a rapporté?

« Le fait de ne pas avoir accepté la première offre de poste permanent en tant que professeur m’a mené dans un périple de vingt ans d’improvisation, y compris divers emplois, en faisant l’expérience de l’incongruité du statut, qui, pour le moment, m’a aidé non seulement à mieux comprendre les étudiants et d’autres jeunes, mais aussi à ne rien tenir pour acquis – dont mes propres solutions – en m’incitant à regarder les choses à nouveau et à réfléchir de nouveau. »

À cette étape de votre carrière, qu’avez-vous appris d’important sur votre forme d’expression artistique dont vous aimeriez nous faire part?

« Les textes et les formes littéraires donnent la possibilité de créer, de façonner et de réfléchir aux modes de vie, de modeler le monde (au sens de Nelson Goodman) et de former l’individu sans nuire aux autres (dans une première étape). Cependant, bien sûr, la limite entre l’amour et la haine est bien mince : les symboles et les interprétations peuvent également être utilisés comme des armes et peuvent blesser. Ainsi, la conscience et la conscience de soi sont aussi nécessaires que la patience et la tolérance – autant pour un chercheur que pour tout le monde. »