La Banque d’art fait l’acquisition de sept œuvres d’art contemporain autochtone

06 mai 2016

For King and Country (2015) de l’artiste d’Ottawa Barry Ace utilise des marqueurs culturels comme des épines de porc-épic, de la peau de cerf et des perles de verre. L’œuvre dénonce les politiques liées à la Loi fédérale sur les Indiens qui refusaient le droit de vote aux membres des peuples autochtones, dont plusieurs sont allés combattre outre-mer pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale. Afin de sensibiliser le public à cette question, For King and Country figurera dans la prochaine exposition du Conseil des arts, Paysage marqué, présentée à Âjagemô, au 150, rue Elgin, du 12 mai au 2 octobre 2016.

(Photo : Brandon Clarida)

Barry Ace - For King and Country
Sonny Assu Selective History

Selective History (2012, épreuve pigmentaire de qualité archive sur papier), de Sonny Assu, critique le langage oppressif utilisé historiquement par le gouvernement canadien pour propager l’idée du « problème indien ».

(Photo : Brandon Clarida)

Why Are Native Americans (2012, reproduction à l’acrylique sur toile d’une saisie d’écran dans le moteur de recherche Google Canada) de Jordan Bennett met en doute la légitimité de l’information diffusée au sujet des peuples autochtones du Canada à l’ère numérique.

(Photo : Brandon Clarida)

Jordan Bennett - Why Are Native Americans
Dana Claxton - Headdress

Dans Headdress de Dana Claxton (2016), le perlage se veut un marqueur de l’identité autochtone qu’il faut célébrer, mais dont la marchandisation doit être remise en question.

(Photo : Brandon Clarida)

 

Dans les œuvres The Mealy Mountains et Three Artists Fly North (2013) d’Amy Malbeuf, le perlage est utilisé comme mode d’exploration identitaire. L’intention de l’artiste est de traduire, au moyen du perlage, des techniques expressionnistes abstraites.

(Photo : Brandon Clarida)

La série d’Adrian Stimson, The Shaman Exterminator, Playing on the Playa, composée de six photographies numériques, évoque la dualité entre les stéréotypes et les réalités de l’identité « indienne ». La série, imprimée à l’origine en 2009‑2010 pour une exposition au Centre culturel canadien à Paris, en France, montre le personnage fictif de Stimson, The Shaman Exterminator, sous un jour nouveau et ludique.

(Photo : gracieusité de l'artiste)

Ces œuvres ont été choisies pour leur pertinence et caractère opportun et critique alors que nous avançons collectivement vers la réconciliation. Elles abordent des thèmes comme les perceptions actuelles des peuples autochtones racontées par des algorithmes de recherche dans Google; l’appropriation et la réappropriation de symboles culturels; l’opposition entre le participation au service militaire et l'interdiction de voter. Nous sommes ravis que ces œuvres fassent partie de la collection de la Banque d’art et que les Canadiens y aient accès grâce à nos programmes de location et de diffusion et notre site web

Tara Lapointe, directrice, Diffusion et développement des affaires, Conseil des arts

Renseignements généraux

La Banque d’art du Conseil des arts du Canada compte environ 17 500 œuvres et est la plus grande collection d’art contemporain canadien au monde. Elle a été créée pour soutenir le travail des artistes des arts visuels canadiens et donner aux gouvernements et aux entreprises la possibilité de louer des œuvres d’art canadiennes pour leurs bureaux et espaces publics. Depuis 2001, la Banque d’art a acquis près de 900 œuvres par l’intermédiaire de son programme d’acquisition. Actuellement, le tiers de la collection est en location et ajoute une plus-value à de nombreux bureaux et espaces publics, donnant aux Canadiens partout au pays accès à une variété d’œuvres d’artistes canadiens.

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