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Finalistes de la Biennale de Venise en architecture 2025

Le Conseil des arts du Canada agit comme commissaire pour la représentation officielle du Canada à la 19e exposition internationale d’architecture – La Biennale di Venezia, où il met en avant des idées audacieuses et inspirantes qui ébranlent les gens et répondent aux réalités actuelles en misant sur l’architecture canadienne contemporaine.

Vue extérieure d’un aéroport sous la neige.
Kuujjuaq Air Terminal Building (ATB).
Photo d'André Leclerc

Pikkuminartut

Siila Watt-Cloutier, Inuite du Nunavik, défenseure des droits de la personne, environnementaux et culturels, femme politique et essayiste │ Heather Igloliorte (Ph. D.), Inuite de Nunatsiavut, commissaire et historienne de l’art, Chaire d’excellence en recherche du Canada sur les pratiques artistiques autochtones décoloniales et transformatrices, Université de Victoria │ Alain Fournier, architecte, EVOQ Architecture │ Nicole Luke, Inuite du Nunavut, stagiaire en architecture et commissaire, Verne Reimer Architecture │ Sylvia Cloutier, Inuite du Nunavik, productrice et codirectrice, TULUGAK │ Lisa Koperqualuk, Inuite du Nunavik, conservatrice, anthropologue, présidente du Conseil circumpolaire inuit – Canada │Sami Tannoury, architecte, EVOQ Architecture │ Isabelle Laurier, conservatrice, EVOQ Architecture │ Sarah Watson, conservatrice, directrice générale, La Guilde │ André Dudemaine, Innu, directeur artistique, Terres en vue

Pikkuminartut (Choses que l’on veut posséder, qui sont désirables) est un groupe composé principalement de personnes, d’organisations, d’architectes, de commissaires, de conservatrices et conservateurs, de designers et d’artistes multimédias inuits. Grâce à leurs expériences personnelles et partagées, ils ont une histoire dynamique de présentation d’expositions qui explorent les croisements entre l’architecture contemporaine, le récit inuit et l’art. Cette équipe à l’avant-garde de l’expression inuite et de la cocréation architecturale entend explorer la manière dont le pouvoir et la complexité du récit inuit élargissent les connaissances culturelles autour de l’architecture contemporaine sur les terres de l’Inuit Nunangat.

Relier l’architecture responsable à l’histoire, aux valeurs et à la vision de la communauté est une quête universelle et contemporaine croissante. Cette exposition proposera une exploration approfondie du récit inuit à travers le prisme de l’architecture aéroportuaire contemporaine, cocréée en appliquant les connaissances inuites et non inuites. La compréhension du monde chez les Nunavimmiut est au cœur de cette exposition et est partagée à partir d’expériences vécues chez soi et ailleurs. L’exposition permettra de combler les écarts géographiques et culturels ainsi que de faire le lien entre les questions en matière d’environnement et de droits de la personne dans le monde. Elle sera fondée sur des histoires de décolonisation et encadrée par des questions provocantes et nécessaires sur le rôle et la responsabilité de l’architecture contemporaine dans les territoires inuits du Nunangat.

Attroupement autour d’une personne tenant un microphone dans une grande salle.
Half a Concert, New Currency et SHEEEP Studio, août 2022.
Photo de Kazeem Kuteyi

Mixtape Collective

Farida Abu-Bakare, directrice de la pratique mondiale, WXY Studio │Lisa Cooke Ravensbergen, artiste multidisciplinaire en théâtre et chercheure │Tura Cousins Wilson, architecte, cofondatrice, Studio of Contemporary Architecture │Kazeem Kuteyi, conservateur culturel, fondateur, New Currency │Alexandra Lambropoulos, chargée de projet, Infrastructure Institute │Shane Laptiste, architecte, cofondateur, Studio of Contemporary Architecture │Phat Le, concepteur architectural, Infrastructure Institute │Reza Nik, architecte, SHEEEP Studio │William Ukoh, artiste multidisciplinaire

Le Mixtape Collective est une équipe diversifiée d’instigatrices et d’instigateurs culturels qui mènent le discours mondial en architecture et en urbanisme alors qu’il croise et transmet les complexités de l’expression artistique multidisciplinaire. L’équipe est composée d’architectes, d’urbanistes, d’artistes et de conservatrices et conservateurs culturels passionnés par l’exploration des subtilités de l’art, de la culture et de l’environnement bâti. Le collectif s’engage à construire des ponts non seulement entre les communautés, mais aussi entre et au sein des pratiques pour tenir compte des contradictions inhérentes à la pratique de l’architecture canadienne contemporaine.

Construire, c’est écouter. Comment des actes radicaux d’écoute et de réciprocité peuvent-ils (ré) imaginer notre sentiment d’appartenance? Nos villes sont confrontées au défi de servir de manière réflexive les communautés multiculturelles qu’elles prétendent représenter et défendre. Les pratiques et les politiques prescriptives en matière d’architecture et d’urbanisme ont favorisé un paysage de désappartenance, d’effacement et d’extraction plutôt que d’inclusion. Ce projet remet en question la politique du son qui façonne nos villes tout en apprenant des paysages sonores des communautés autochtones et marginalisées, car ils offrent des voies alternatives pour concevoir des espaces partagés d’appartenance, de résistance et de joie.

Collage d’images colorées de diverses textures naturelles.
Image utilisée avec l’aimable autorisation de AK A

FIELD+

Andrew King, fondateur, AK A/FLDWRK, professeur de pratique à l’École d’architecture de l’Université McGill │ Lev Bratishenko, commissaire et écrivain │ Stephen Fai, directeur, Carleton Immersive Media Studio │ Angela Silver, artiste visuelle │ Shauna McCabe, conservatrice et directrice de la Galerie d’art de Guelph │ Nedra Rodrigo, fondatrice du Symposium d’études tamoules de l’Université de York │ Matthew Hickey, architecte, fondateur de Two Row Architect │ Josh Taron, professeur agrégé à l’École d’architecture de l’Université de Calgary

FIELD+ est un collectif de recherche et de design qui rassemble AK A/FLDWRK, les 35 années de pratique du design et de recherche universitaire d’Andrew King et les 15 années de pratique de conservation de Lev Bratishenko avec un réseau national de conservatrices et conservateurs, d’artistes, de chercheures et chercheurs, d’enseignantes et enseignants et d’activistes collaborateurs, qui grandira grâce au développement du projet. Le mandat du collectif est d’inciter l’architecture à agir de manière responsable et à prendre position, et de remettre en question les normes du format d’exposition biennale.

Le projet vise à inciter l’architecture à repenser l’abondance naturelle comme une obligation plutôt que comme un privilège, à partir du paysage canadien et de ses fantasmes durables. Comment pouvons-nous nous engager de manière responsable dans l’abondance dans un pays qui s’identifie à un besoin de croissance? À travers une série de provocations publiques, sept thèmes émergeront à travers des collaborations nationales avant, pendant et après l’exposition, transformant le processus et le pavillon en espaces vivants de production et de connexion ouverts à davantage de publics. Nous sommes abondants et lourds de responsabilités ; en conséquence, nous devons reconceptualiser, redistribuer, réorganiser et redessiner en invitant à un avenir plus prometteur, plus inclusif et plus juste.

Des mains gantées manipulent une structure verte sur une table.
Structure vivante biofonctionnelle capable de piéger le carbone.
Photo de Beda Schmid

Living Room Collective

Andrea Ling, architecte, biodesigner, designGUILD, École polytechnique fédérale de Zurich │Nicholas Hoban, professeur, directeur des services technologiques, Faculté d’architecture, de paysage et de design John H. Daniels, Université de Toronto │ Vincent Hui, professeur agrégé, président associé, Département des sciences de l’architecture, Université métropolitaine de Toronto │Clayton Lee, directeur (artistique), Fierce Festival

Dirigé par la biodesigner Andrea Shin Ling, le Living Room Collective est un groupe d’architectes, de scientifiques, d’artistes et d’éducatrices et éducateurs qui travaillent à l’intersection de l’architecture, de la biologie et des technologies de fabrication numérique. Le collectif cherche à éloigner la société des systèmes de production d’exploitation vers des systèmes régénératifs en inventant des méthodes et des processus de conception centrés sur les systèmes naturels. Ils ont l’intention d’utiliser la plateforme de la Biennale de Venise pour générer des conversations nationales et internationales : comment fabrique-t-on une architecture biologique? Quelles sont les conditions de gestion? Quelles sont les stratégies pour mettre en place cette action à grande échelle, au niveau régional et mondial?

Le projet est un ambitieux pavillon d’habitation à grande échelle, qui utilise des matériaux intégrés avec des cellules vivantes biologiquement actives dans un contexte architectural. En utilisant des techniques de fabrication innovantes, des fonctionnalités telles que le renforcement structurel et la séquestration du carbone seront intégrées dans des structures vivantes qui seront ensuite entretenues tout au long de leur cycle de vie. Face à l’effondrement climatique, le Living Room Collective propose un nouveau modèle d’architecture qui met l’accent sur les processus régénératifs et les soins. Le projet vise à bouleverser l’héritage architectural d’un environnement bâti centré sur l’humain, en imaginant un avenir radicalement transformé pour l’architecture canadienne et mondiale.

Carrés rouges de divers tons avec écritures noires, sur fond blanc.
Image utilisée avec l’aimable autorisation de KANVA

KANVA + LAURENCE DAUPHINAIS

KANVA, architecte en chef, concept original, conception de la production │Laurence Dauphinais, commissaire indépendante

KANVA + LAURENCE DAUPHINAIS est composé d’architectes, de designers et d’artistes qui ont démontré leur engagement à produire des projets publics innovants et porteurs de sens grâce à l’engagement social. KANVA, fondé par Rami Bebawi et Tudor Radulescu, est un cabinet d’architectes multidisciplinaire établi et engagé dans la promotion d’une architecture sensible basée sur une approche de conception créative et ouverte. Laurence Dauphinais est une créatrice, réalisatrice, dramaturge, scénariste et actrice multidisciplinaire, ayant une affinité pour l’intégration des technologies, qui a produit des récits interactifs et participatifs.

Nos sociétés sont confrontées à d’innombrables défis – inégalités sociales, ravages écologiques, austérité financière, isolement et surconsommation des ressources. Et en réponse, comme symbole intégré de la croissance, nous construisons continuellement. Paradoxalement, le taux d’occupation de notre environnement bâti est faible. La plupart des espaces existants, dotés de services et de commodités, restent vides jusqu’à la moitié du temps, quel que soit le programme. La notion d’occupation interstitielle est peut-être une occasion de relever ces défis. KANVA + LAURENCE DAUPHINAIS cherche à combler ces vides physiques et sociétaux par une approche ascendante. Grâce à l’engagement numérique et à la superposition d’une diversité de professions en des lieux uniques, l’architecture devient un acteur communautaire pour guérir une société polarisée et forger l’unité.