Maison du Canada

Vers un nouveau plan stratégique

17 février 2020
Photo : Michael Grimm

Février, le mois de l’amour pour des milliers d’auteurs canadiens

17 février 2020

Billet de blogue du directeur et chef de la direction, Simon Brault

Pour près de 18 000 créatrices et créateurs du monde littéraire – représentant plus de 79 000 titres repérés dans nos bibliothèques publiques – le mois de février est vraiment le mois de l’amour! En effet, chaque année, en février, le Conseil des arts leur fait parvenir des paiements à titre de compensation pour l’accès gratuit à leurs ouvrages acquis par des bibliothèques publiques du Canada. Cette année, les paiements versés varieront entre 50 $ et 4 500 $. Et tout cela, grâce au Programme du droit de prêt public (DPP) du Conseil.

Ce programme bénéficie des lumières d’un conseil consultatif permanent, la Commission du droit de prêt public, pour la définition de ses critères et sa promotion continue auprès des auteures, auteurs, illustratrices, illustrateurs, narratrices, narrateurs, traductrices, traducteurs, photographes et directrices et directeurs de direction admissibles.

Un investissement historique du Conseil pour soutenir les auteurs et encourager la lecture des œuvres canadiennes

Pour la deuxième année consécutive, le Conseil injecte une somme additionnelle de 2,5 millions de dollars dans le programme du DPP dont les paiements totaux aux créatrices et créateurs ont augmenté de 5 millions de dollars entre 2018 et 2020. Nous avons pris cette décision parce que nous croyons à la valeur de ce programme qui profite directement aux créatrices et créateurs du monde littéraire, premières victimes de la disruption numérique qui bouleverse l’écosystème du livre. Nous croyons aussi à la mission de démocratisation des bibliothèques publiques et à l’importance primordiale de la lecture comme vecteur d’émancipation, de stimulation de la curiosité, d’apprentissage et de socialisation.

Nous sommes aussi très heureux de pouvoir accueillir de nouveaux titres ainsi que de nouvelles créatrices et de nouveaux créateurs, puisque près de 25 % de tous nos investissements additionnels leur ont été versés, ce qui augure bien pour la pérennité et le renouvellement de ce programme.

Une validation qui compte vraiment

Je me souviens très bien de ce que j’ai ressenti lorsque j’ai reçu le premier paiement du DPP en 2012 pour mon essai Le Facteur C, l’avenir passe par la culture (100 % des droits comme auteur) et pour sa traduction en anglais No Culture, No Future (50 % pour moi, comme auteur; et 50 %, pour Jonathan Kaplinsky, le traducteur). J’étais content non seulement de recevoir cette somme d’argent, mais plus encore de constater que les efforts que j’avais investis étaient récompensés. En effet, ce paiement me confirmait que mon livre était en circulation dans le réseau des bibliothèques publiques et m’encourageait à connaître encore plus mes lectrices et lecteurs. Évidemment, je ne suis pas un auteur prolifique, car je suis occupé à autre chose en ce moment, mais j’ai quand même le sentiment de faire partie d’une communauté qui change le monde un livre à la fois.

Combien de fois ai-je entendu des auteures, auteurs, traductrices, traducteurs, illustratrices ou illustrateurs dire que ce paiement annuel leur confirmait leur choix de vie et leur identité de créatrice ou de créateur et qu’il symbolisait une reconnaissance sociale du rôle des artistes malheureusement trop rare. Sans compter la source de revenus à long terme qu’il procure à celles et ceux maintes fois publiés.

Merci aux créatrices et créateurs du monde littéraire de continuer à créer, merci aux bibliothécaires de poursuivre leur mission de partager la connaissance en développant les habitudes de lecture. Merci à vous de lire et d’inciter à lire. C’est le plus sûr moyen d’éclairer notre avenir.

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