Pierre Lassonde, L’Assemblée publique annuelle 2018

Une année de renouveau

23 janvier 2018

Discours Pierre Lassonde
Assemblée publique annuelle – 23 janvier 2018
16 h – Salle Massey-Lévesque – 8 min

Merci Tammy. Je tiens d’abord à remercier toutes les personnes ici présentes et celles qui regardent la transmission simultanée en ligne. Votre présence témoigne de l’importance accordée au travail du Conseil des arts du Canada.

J’aimerais aussi souhaiter la bienvenue aux représentants du gouvernement du Canada et les remercier de collaborer étroitement avec le Conseil au quotidien afin qu’il puisse s’acquitter de son mandat de « de favoriser et de promouvoir l’étude et la diffusion des arts ainsi que la production d’œuvres d’art » au Canada et dans le monde.

Au cours des dernières années, le conseil d’administration a supervisé et appuyé la grande transformation du Conseil. Cette année, les grandes ambitions de cette transformation en profondeur sont devenues plus concrètes pour nos équipes, pour la communauté artistique et pour nos partenaires.

Les nouveaux fonds attribués au Conseil ont déjà des impacts remarquables dans toutes les régions du pays et pour toutes les disciplines artistiques. Évidemment, nous investissons des fonds publics en nous basant sur l’évaluation par les pairs et dans le respect des plus hauts standards d’excellence sur les plans artistique, organisationnel et éthique. Cette année a aussi été une année de renouveau au sein du conseil d’administration que j’ai l’honneur de présider. Nous avons accueilli six nouveaux collègues, soit une nette majorité de membres. Je me permets ici de prendre quelques minutes pour les nommer et ainsi saluer leur arrivée au conseil, il s’agit donc de :

  • David Binet, de Toronto
  • Jennifer Dorner, de Montréal
  • Cheryl Hickman, de St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador
  • Yann Martel, de Saskatoon
  • Ben Nind, de Yellowknife
    et, finalement, de :
  • Jesse Wente, de Toronto

Je vous invite à lire leurs bios sur le site du Conseil pour mesurer la diversité et l’ampleur des expertises autour de la table de notre conseil d’administration.

Rôle du CA et vue d’ensemble

Je crois que le processus de sélection mis en place par le gouvernement du Canada permet d’assurer une solide représentativité et une concentration des expertises nécessaires pour gouverner un organisme aussi essentiel que le Conseil des arts du Canada. Je rappelle que ce processus est conçu pour trouver des candidats très qualifiés de façon transparente et ouverte. Les candidats retenus doivent pouvoir exercer leurs fonctions avec intégrité et rigueur.

En tant que président du conseil d’administration, je dois dire que je suis fier des nouveaux membres qui s’ajoutent à une équipe déjà très solide. Ces hommes et ces femmes ont soumis leur candidature, se sont soumis au processus de sélection. Ils sont ici parce qu’ils saisissent l’importance des arts et de son financement public et parce qu’ils veulent contribuer à l’avancement des arts au bénéfice de toutes les Canadiennes et de tous Canadiens. J’aimerais aussi saluer la vice-présidente Nathalie Bondil, Beverley Foy, Isabelle Hudon, (qui nous a quittés cette année), et Cheryl Sharfe qui ont, au cours de la dernière année, formé, avec moi, la solide équipe du CA.

Bref, la composition actuelle du conseil d’administration remplit toutes les exigences auxquelles on est en voie de s’attendre sur les plans de la diversité des provenances et des connaissances, en plus de faire une véritable place à des artistes professionnels. Je profite de ce renouvellement de notre CA pour vous rappeler le rôle essentiel qu’il joue au sein de l’organisme.

Le conseil d’administration veille, entre autres, à ce que l’organisation s’acquitte de ses obligations et à ce qu’elle atteigne le niveau de performance attendu.

Il joue donc un rôle clé. C’est lui qui s’assure de la qualité et de la conformité des stratégies, des plans et des actions, qui sont mis en œuvre par la direction et le personnel.

Bien entendu, le CA a aussi la responsabilité de surveillance des risques. J’aime bien voir le CA comme un testeur d’idées; comme une entité qui a à la fois un regard de proximité et un recul suffisant pour poser des questions et pour faire des évaluations objectives. Et tout cela prend forme en favorisant la libre expression de chacune et de chacun de nos membres et en respectant l’obligation qui nous incombe d’écouter et d’être ouverts aux autres.

Le Conseil des arts et le conseil d’administration : visée des discussions

Ultimement, le conseil d’administration doit être garant d’une gouvernance dynamique et responsable afin que les fonds publics soient gérés dans l’intérêt de toutes les Canadiennes et de tous les Canadiens. Cette exigence sur le plan de la gestion responsable est plus que pertinente en cette période de transformation et de doublement progressif du budget du Conseil des arts de 150 millions qu’il était en 2015; à 310 millions, en 2021. Plus que jamais, nous devons rendre compte et répondre de nos décisions.

J’ai toujours cru au financement public des arts et je crois aussi qu’il est important que les citoyennes et citoyens soient conscients du rôle qu’il joue dans leurs vies individuelles et communautaires.

Permettez-moi de vous raconter une anecdote personnelle à ce sujet. Lorsque je suis arrivé au Conseil, j’étais convaincu que les Canadiennes et les Canadiens connaissaient très peu le Conseil et son rôle. Un sondage de notoriété du Conseil mené en 2017 a démontré que mon impression était fausse : un pourcentage plus élevé que je ne le croyais a été en mesure d’identifier le Conseil et sa raison d’être. En fait, le Conseil des arts du Canada est l’organisme de subvention qui a reçu le plus haut niveau de reconnaissance spontanée parmi les organismes de financement de la culture. Ce qui est encore plus intéressant, c’est que les trois quarts (75 %) des Canadiennes et Canadiens appuient le financement public des arts. Et ce bassin est représenté par des personnes de toutes les tranches d’âge et de tous les niveaux de revenu des ménages affichent des niveaux comparables de soutien au financement public des arts. Je n’ai jamais été autant ravi d’avoir tort!

Plus d’une fois cette année, j’ai été à même de constater la présence importante du Conseil des arts sur le terrain et l’impact de ses initiatives. Je pense ici non seulement aux initiatives du Conseil, mais aussi aux activités de la Commission canadienne pour l’UNESCO, qui relève du Conseil. Sa campagne #ÇaCommenceParMoi pour l’élimination de la discrimination raciale a joint plus de deux millions de personnes sur Twitter et a mobilisé ministres, députés, municipalités et maires, ainsi que des centaines d’organismes ont été incités à se joindre à ce renouvellement de l’engagement à lutter contre la discrimination.

La portée de nos partenariats est aussi remarquable. Et le CA en est témoin. Ces partenariats sont des leviers incroyables pour faire avancer ses engagements. Par exemple, le partenariat du Conseil avec le Salzburg Global Seminar permettra, au cours des quatre prochaines années, à cinq jeunes canadiens par année de participer à ce séminaire international. Les participants formeront le premier groupe de jeunes innovateurs culturels au Canada. Ce sera aussi pour eux l’occasion d’acquérir des compétences en leadership et de nouer des relations avec d’autres innovateurs culturels de partout dans le monde.

Enfin, j’aimerais souligner le départ d’Isabelle Hudon dont le mandat a pris fin cette année. Isabelle a joué un rôle clé dans la mise en œuvre de l’initiative Les arts et la culture accueillent les réfugiés, à la suite de la crise des migrants syriens en 2016. On peut saluer son engagement au-delà de son rôle au CA. Je suis convaincu que, dans son poste actuel d’ambassadrice du Canada en France, elle sera une alliée non seulement pour le Conseil, mais aussi pour stimuler le rayonnement de la création d’ici, en France et dans toute l’Europe.

Je tiens aussi à remercier Simon Brault pour le leadership qu’il a su exercer tout au long de cette année axée sur les transformations. Le Conseil a vécu de nombreux changements, et Simon a su tenir la barre. Mais bien sûr tout cela n’aurait pas été possible sans le travail acharné, le dévouement et la passion de tous les employés et je tiens à les remercier et à les féliciter pour le travail accompli.

Je crois que, tous ensemble, nous allons continuer à toujours mieux faire rayonner les arts au Canada et partout dans le monde.

Merci.

Membre du conseil d'administration - Pierre Lassonde
Pierre Lassonde

Président, Conseil des arts du Canada

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