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La situation des arts au Canada en 2017
Simon Brault

31 janvier 2017

Festival de musique nouvelle de Winnipeg
28 janvier 2017


Salutations et introduction

Bonsoir! C’est un plaisir pour moi d’être ici pour la soirée d’ouverture du Festival de musique nouvelle de Winnipeg.

Je tiens à remercier les organisateurs du festival de m’avoir invité et d’avoir créé un programme si inspirant.

Le Conseil des arts du Canada est très fier d’appuyer ce festival qui incarne tous les aspects stimulants et novateurs des arts actuels, à savoir l’exploration des disciplines artistiques et les échanges entre ces disciplines, le mélange des traditions et visions du monde des peuples autochtones et des nouveaux Canadiens, la convergence et la fusion de l’analogique et du numérique et les échanges entre des artistes canadiens et leurs pairs du monde entier.

C’est donc un honneur pour moi d’être ici parmi tant de gens talentueux et créatifs pour parler de cette question passionnante qu’est la situation des arts au Canada.

Particulièrement en 2017.

Cette année marque non seulement le 150e anniversaire de la Confédération, mais aussi le 70e anniversaire de l’Orchestre symphonique de Winnipeg. Félicitations!

C’est également le 60e anniversaire du Conseil des arts du Canada. Et je suis ravi de dire que dès sa première année d’existence, en 1957, le Conseil a financé l’Orchestre symphonique de Winnipeg, qui, à l’époque, était l’un des rares organismes artistiques au Canada.

L’an dernier, le Conseil a soutenu quelque 2 200 organismes et 2 000 artistes qui ont présenté des œuvres d’art aux Canadiens dans plus de 1 900 villes ou communautés, petites et grandes.

Nous savons que la portée et l’impact de nos subventions augmenteront grâce à l’engagement du gouvernement fédéral qui doublera le budget du Conseil au cours des cinq prochaines années.

Un investissement de cette ampleur sur une si courte période dans le secteur des arts est une première pour notre pays. Nous voulons qu’il entraîne des transformations durables. Nous voulons être certains que cet investissement sera déterminant dans la situation des arts ici et à l’étranger, et dans la vie de plus en plus de Canadiens.

Après l’annonce du réinvestissement en mars dernier, nous avons cherché à offrir dès que possible de nouvelles subventions à la communauté artistique afin de bâtir un leg durable pour les années à venir.

Nous avons donc lancé un programme spécial intitulé Nouveau chapitre pour souligner le 150e anniversaire de la Confédération. Ce programme financera des projets artistiques de nature exceptionnelle, aussi bien pour leurs créateurs que pour le grand public.

Par exemple, l’un des projets sélectionnés lors du premier concours du programme donnera lieu à la première mondiale de l'œuvre Musique de la Fin de Claude Vivier, par l’ensemble Soundstreams de Toronto. Cette production sera présentée à Toronto, à Vancouver et à Montréal. Je sais que vous êtes tous impatients d’entendre une autre œuvre de Claude Vivier qui sera interprétée par l’Orchestre symphonique de Winnipeg mardi soir. J’espère que vous pourrez aussi prochainement assister à la prestation de Soundstreams.


 

La situation des arts maintenant et dans l’avenir

Ce soir, alors que nous réfléchissons à la situation actuelle des arts au Canada, je tiens à vous dire que cette question me préoccupe beaucoup. Elle est au cœur du travail que nous effectuons au Conseil depuis deux ans. Cette question nous a poussés à réfléchir à la pertinence de nos activités dans un univers en pleine mutation et elle a guidé nos efforts pour mieux soutenir le secteur des arts présentement et à l’avenir.

Le gouvernement fédéral a réinvesti dans les arts alors que le Conseil avait déjà lancé une transformation à grande échelle pour s’adapter aux changements importants de notre société au 21e siècle et à l’impact de ces changements sur les habitudes culturelles et sur les interactions avec les arts.

Les technologies numériques, la mondialisation, l’évolution démographique, le développement durable... Toutes ces préoccupations ont changé à jamais la façon dont les artistes conçoivent, produisent et présentent leurs œuvres ainsi que les manières dont le public interagit avec elles. Je pense que vous, dans le secteur de la musique, comprenez cette nouvelle dynamique plus que quiconque.

Cela dit, les défis s’accompagnent aussi d’occasions à saisir. Si l’instabilité et la multiplication des conflits et des oppositions définissent bien notre époque en général, , nous avons plus que jamais besoin du pouvoir des arts. Nous avons besoin des arts pour nous rassembler, pour nous permettre de trouver des solutions innovantes aux enjeux actuels et pour offrir un espace propice à la conversation, à la pensée critique, à l’empathie et aux nouvelles perspectives.

Comme le disait le grand compositeur Murray Schafer :

Le paysage sonore du monde est-il une composition indéterminée sur laquelle nous n’avons aucun contrôle? Ou sommes-nous ses compositeurs et ses interprètes, responsables de lui donner sa forme et sa beauté?

Selon moi, les artistes façonnent réellement notre compréhension et notre expérience du monde. À titre d’organisme public, le Conseil veille à ce que les arts soient engagés et qu'ils soient aussi reconnus pour le rôle irremplaçable qu'ils jouent pour nous aider à comprendre et influencer pour le mieux nos destins individuels et collectifs.


 

Diversité et inclusion

L’un des principaux enjeux de l'avenir du secteur des arts dans notre pays est la diversité et, par extension, l’inclusion.

Le Canada reflète le monde. Il a le plus haut taux d’immigration dans les pays développés. Il est riche sur le plan des cultures autochtones et de la diversité ethnique et linguistique.

Dans la sphère publique, les Canadiens célèbrent la diversité. Toutefois, on ne peut passer sous silence la discrimination systémique et les barrières encore présentes dans la société canadienne. Malheureusement, le secteur des arts et les institutions publiques n’y échappent pas.

Les projets pour contrer les inégalités ne manquent pas dans le secteur des arts, comme celui de l’École de musique Regent Park qui donne aux enfants d’un quartier défavorisé de Toronto la chance d’apprendre à jouer d’un instrument et cherche à éveiller chez les jeunes une passion pour la musique.

Autre exemple, la Vancouver Intercultural Symphony Orchestra, qui fait partie des 40 organismes à avoir participé à l’initiative Les arts accueillent les réfugiés du Conseil des arts du Canada. Grâce à cette initiative, de nouvelles familles de réfugiés syriens ont assisté à des concerts et participé à des programmations spéciales.

Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour toucher ceux qui se sentent exclus des arts, aussi bien du côté des artistes que du grand public. Le Conseil des arts s’est engagé à continuer à faire avancer ce travail essentiel.

Pour nous, l’équité est un principe et un processus qui vise à offrir des conditions justes à toute personne désirant participer pleinement à la société. L’égalité ne signifie pas qu’il faut traiter toutes les personnes ou tous les groupes de la même façon, mais plutôt qu’il faut les traiter équitablement.

Au Conseil des arts, le Bureau de l’équité élabore des politiques pour que nous respections cette valeur dans l’ensemble de nos activités.

Nous déployons tous ces efforts non seulement parce que l’équité est importante pour l’établissement d’une écologie artistique saine, mais aussi parce que c’est une façon concrète de défendre les principes de la justice sociale, des droits de la personne et de la dignité pour tous. C’est un élément essentiel pour offrir des perspectives réelles de développement durable aux générations qui viennent.

Nous sommes conscients que de nombreux groupes sont confrontés à des obstacles systémiques dans la société. À l’heure actuelle, le Conseil accorde une attention particulière à des artistes et à des organismes artistiques qui reçoivent des subventions ciblées ainsi qu’aux initiatives concernant les groupes suivants :

  • les Autochtones;
  • les artistes de diverses cultures;
  • les artistes sourds ou handicapés;
  • communautés de langue officielle en situation minoritaire

À l’avenir, en nous appuyant sur des recherches plus approfondies, nous pourrions également inclure dans nos initiatives ciblées, des groupes qui sont confrontés à des inégalités en raison de leur âge, de leur statut socioéconomique, de leur sexe, de leur identité sexuelle ou de la région où ils vivent.

Au cours des dix prochaines années, la grande ambition du Conseil sera de maximiser, au-delà du symbolisme et en dépit des inégalités sociétales, l’incroyable potentiel des artistes de la diversité. Nous voulons adhérer à une notion d’excellence qui inclut des perspectives, des esthétiques et des visions du monde multiples et diversifiées.

Il va de soi que nous ne pouvons pas mener ces changements tout seuls. Nous demandons donc à la communauté artistique de participer à ce rôle de premier plan afin d’assurer la pérennité du secteur des arts.

Nous avons fait le choix d’intégrer de solides stratégies et mécanismes d’équité dans notre nouveau modèle de financement.

Cela signifie que les organismes artistiques majeurs devront davantage démontrer leur pertinence au sein de leurs collectivités locales, aussi bien sur le plan de leur programmation artistique que de leur gouvernance.

Cette approche offrira plus d’emplois et de possibilités aux artistes qui appartiennent à des groupes minoritaires. Elle profitera aussi aux organismes puisqu’elle stimulera l’innovation et augmentera la viabilité des organismes en leur permettant de rejoindre de plus larges publics. Elle ouvrira la voie à des échanges intergénérationnels et à des collaborations qui peuvent les aider à se réinventer et à se revitaliser.

Promouvoir la diversité est également une occasion pour le secteur des arts de bâtir une société plus inclusive. Cela nous permet de définir une vision commune de la citoyenneté, de lutter contre la fragmentation et la négation des droits, de donner au Canada une voix plus forte sur la scène mondiale et d’avoir une influence sur des enjeux qui dépassent les arts. La diversité peut nous donner un sentiment renouvelé de fierté et d’unité qui transcende les identités et les frontières. Pour 2017, je ne peux penser à un meilleur objectif pour le secteur des arts.

Cela nous amène à une autre question, qui définit la situation des arts…


 

Arts autochtones / réconciliation

Une autre des grandes préoccupations pour tous les citoyens de ce pays en 2017 c'est la réconciliation.

Nous sommes à un moment décisif dans l’histoire du Canada. Les relations entre les peuples autochtones et l’État canadien doivent évoluer radicalement vers une véritable décolonisation intérieure.

On reconnaît le potentiel considérable des arts autochtones pour réorienter les relations vers un avenir commun pour tous les Canadiens.

Les arts ont pris un essor remarquable au sein des peuples des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Prenez par exemple le succès de Cris Derksen, violoncelliste autochtone canadienne, primée et sélectionnée pour un prix Juno, qui a récemment joué à l’Assemblée publique annuelle du Conseil. Ou encore l'interprète de chant de gorge Tanya Tagaq, qui a représenté le Canada à la prestation promotionnelle Classical Next financée par le Conseil. Et ici à ce festival... les compositeurs Elliott Britton et Andrew Balfour, et l'interprète de chant de gorge Tiffany Ayalik.

En tant qu’organisme public de soutien aux arts, le Conseil est conscient – et nous ne l’étions pas il y a 60 ans et même encore très récemment – des tentatives délibérées de notre pays d’éradiquer les cultures et les langues des Premières Nations, des Inuits et des Métis.

La reconnaissance d’un génocide culturel dans notre propre pays nous oblige à des décisions audacieuses en ce qui concerne le financement et le soutien des arts.

Nous nous sommes posé la question suivante : comment pouvons-nous changer cela? Comment le financement des arts peut-il contribuer à une renaissance culturelle des nations qui ont survécu à cette période et qui revendiquent maintenant leur pleine autodétermination?

Nous avons l’obligation et la responsabilité d’agir; de transformer le Conseil afin de mieux soutenir les artistes et les peuples autochtones, selon leurs propres conditions; de nous assurer que les arts jouent un rôle important dans la conciliation et la décolonisation.

Le Conseil a donc mis en place un nouveau programme réellement novateur, intitulé Créer, connaître et partager. Les valeurs et les visions du monde des artistes autochtones orienteront ce programme qui sera administré par du personnel d’ascendance autochtone.

Le programme sera appuyé grâce à un financement adéquat, donc accru. Le Conseil va pratiquement tripler le financement des arts autochtones au cours des cinq prochaines années.


 

Rayonner à l’international

La présence et l’influence du Canada dans le monde sont deux autres éléments qui définissent la société canadienne et, par extension, les arts.

Faire valoir la création artistique canadienne sur les marchés internationaux a toujours été un aspect important de la vitalité de notre secteur des arts compte tenu de la taille modeste de notre population et de l'immensité de notre territoire. Les échanges internationaux permettent aux idées de circuler librement et stimulent la créativité.

Cette réciprocité profite aux pratiques artistiques et à la société dans son ensemble. Des événements comme ce festival permettent aux artistes et au public de rencontrer des talents d’ici et du monde entier. Ils suscitent de nouveaux échanges et des collaborations passionnantes. Et plus encore – ils permettent une compréhension interculturelle entre les peuples et cultivent la citoyenneté culturelle dans son ensemble.

Le Conseil s’est engagé à renforcer la présence internationale des artistes canadiens. Pour assurer cet engagement, le Conseil doublera ses investissements dans ce domaine au cours des cinq prochaines années. Le financement proviendra du programme Rayonner à l’international. Notre nouveau bureau Partenariat et coordination internationale s'assurera que nos interventions sont hautement stratégiques et il collaborera avec d’autres organismes internationaux qui œuvrent dans le secteur des arts et au-delà afin d’avoir le plus de répercussions possible.


 

L'ère numérique

La technologie numérique représente possiblement le plus grand agent perturbateur, le plus grand défi, et aussi la plus grande occasion de redéfinir notre société – et la situation des arts – au 21e siècle. J’aimerais vous en parler quelques minutes, car c’est une priorité majeure pour le Conseil cette année.

La révolution numérique a eu un impact considérable sur les arts. Les formes d’art traditionnel se redéfinissent, tandis que de nouvelles formes de création et de diffusion en réseau émergent et se définissent. Il y a eu d’énormes bouleversements dans les domaines de la production et de la diffusion musicales. Les publics autrefois condamnés à être passifs s’attendent désormais à une collaboration, à une participation et à une cocréation actives et directes. Le 4e mur séparant les artistes et le public se fissure et s’effrite.

Cela oblige les artistes, les organismes artistiques, l’industrie culturelle et les gouvernements à trouver des moyens pour s’adapter à cette nouvelle société numérique et demeurer pertinents pour un public diversifié et exigeant.

Mais au-delà de l’adaptation, comment pouvons-nous progresser? Comment pouvons-nous saisir les occasions offertes par ces technologies?

Dans un contexte où les offres culturelles croissent de façon exponentielle, quelle est la qualité de ces offres? Est-ce qu'elles sont originales et imaginatives? Est-ce qu'elles reflètent nos nombreuses identités?

L’ère numérique offre des possibilités illimitées de diffusion du contenu, mais il manque une structure et un système pour incuber, développer et soutenir la création artistique exceptionnelle. Comment pouvons-nous nous assurer que notre culture numérique nous donne les moyens de nous réaliser et représente de façon authentique ce que nous sommes et le genre de société auquel nous aspirons?

Vous avez probablement entendu parler des consultations sur le contenu canadien à l’ère numérique, menées par la ministre Mélanie Joly. Elles ont soulevé de grandes questions et ont suscité des espoirs, des débats et d’énormes attentes.

Le Conseil agira évidemment en synchronisation et en synergie avec Patrimoine canadien et les autres organismes fédéraux, provinciaux et locaux concernés par la réalité numérique. Nous tiendrons également compte des disparités d’échelle et des ressources qui font partie intégrante de la réalité canadienne.

Mais entre-temps, nous devons agir rapidement et de façon décisive avant que le secteur des arts ne prenne trop de retard.

Dans quelques mois, le Conseil lancera un Fonds stratégique pour les arts à l’ère numérique. Ce fonds représente un investissement de 88,5 millions de dollars au cours des cinq prochaines années.

Nous savons que le secteur artistique au Canada a du mal à se tailler une place dans la société numérique. Mais ce secteur manque de connaissances, d’expertise, de ressources – et parfois de capacité pour transformer ses modèles organisationnels et ses méthodes de travail.

C’est pourquoi notre approche pour soutenir les arts à l’ère numérique vise à :

  1. Soutenir les professionnels des arts afin de rehausser leur compréhension des défis, des enjeux et des occasions de la société numérique. Nous voulons développer et enrichir une philosophie stratégique du numérique et accroître la capacité du secteur artistique afin de l’appliquer;
  2. Nous voulons accroître les échanges dans le domaine de la création artistique et l’accès aux œuvres, améliorer la qualité de l’expérience artistique des utilisateurs et élargir la participation et l’engagement culturels des citoyens canadiens;
  3. Nous voulons aider les organismes artistiques à se transformer afin qu’ils puissent relever les défis et tirer profit des occasions à saisir dans le contexte de la société numérique.

Ce fonds a pour objet de soutenir des projets concrets qui auront des résultats probants au sein du secteur, d’une région ou d’un réseau d’organismes. Mais avant de lancer ce fonds, nous voulons valider nos hypothèses, jauger nos prévisions et affiner les détails de notre financement.

Voilà pourquoi, en mars, nous tiendrons un sommet national sur les arts à l’ère numérique. Et conformément à la pensée numérique, le sommet sera tout sauf conventionnel. Vous pourrez suivre cette aventure sur notre site Web ou sur nos réseaux sociaux.

La culture numérique fait parfaitement le lien avec mon dernier point sur la situation des arts : nous devons nous assurer que la création, la créativité et l’innovation restent au cœur de notre vie culturelle – autrement dit au centre de l’expérience d'être citoyen Canadien.

Comme l’indique Idriss Aberkane, chercheur en neurotechnologie à l’École centrale de Paris :

Quand les Google, Apple, Facebook, Amazone, Alibaba, Samsung et Microsoft de ce monde traitent plus de données en une seule journée que le monde universitaire en 10 ans, ce ne sont pas les données qui nous manquent, mais plutôt les éléments que les ordinateurs ne peuvent pas produire – des idées, des concepts et les nombreuses formes d’imagination.

Je tiens à souligner que, dans notre monde en pleine évolution, dans un contexte artistique en pleine mutation, le Conseil a dû se réinventer et renouveler son mandat. Mais nous restons fermement engagés à soutenir la création, l’innovation et la quête incessante de l’excellence artistique.

Pour réussir cette quête, les artistes ont également besoin de temps pour maîtriser leur art, pour explorer, répéter, essayer, échouer, s’ajuster et réaliser. Ils doivent être correctement soutenus, encouragés et rémunérés pour atteindre l’excellence.

La création est et demeurera toujours au cœur de notre écologie artistique. Et son état de santé définit la situation de l’art au Canada. C'est ce dont témoigne, par exemple, la reconnaissance de nouvelles œuvres comme celle de Cassandra Miller, qui a récemment remporté le prix Jules-Léger du Conseil pour la deuxième fois, et dont l’œuvre sera présentée ici vendredi soir.

Et en 2017, je crois que valoriser la création constitue la voie qui nous permettra de maintenir le meilleur du passé, tout en façonnant un avenir prometteur.

Malgré toute la complexité et les défis auxquels les arts sont confrontés, je demeure très optimiste – surtout pour la musique.

Comme l’a rappelé le grand Leonard Cohen, notre vie émotionnelle est en soi une forme d’art. Depuis que les humains se réunissent pour célébrer, chanter, scander et battre du tambour, la musique a été une expression puissante de notre esprit individuel et de notre conscience collective.

La musique a montré une capacité infinie de renouvellement et de résilience – et en 2017 c’est une réalité que nous pouvons tous célébrer.

Portrait - Simon Brault 2014
Simon Brault, O.C., O.Q.

Directeur et Chef

Simon Brault est directeur et chef de la direction du Conseil des arts du Canada. Auteur du Facteur C : l’avenir passe par la culture, un essai sur l’avancement des arts et de la culture dans l’arène publique, il a participé activement à d’importantes initiatives, notamment à celle de l’Agenda 21C de la culture au Québec. Instigateur des Journées de la culture, il a aussi été membre fondateur de Culture Montréal et, de 2002 à 2014, président élu de l’organisme. En 2015, l'Ordre des CPA du Québec lui remettait le prestigieux hommage pour avoir réussi « à réunir deux univers que tout opposait auparavant, les arts et le milieu des affaires, une union des plus profitables pour l'ensemble de la société ». Suivez Simon Brault sur Twitter: @simon_brault

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