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Communiqués - 2012

Le Conseil des arts du Canada dévoile les lauréates et lauréats des Prix littéraires du Gouverneur général

Galerie des imagesMontréal, le 13 novembre 2012 – Vos ggrands livres de 2012 sont désormais connus. Le Conseil des arts du Canada a dévoilé aujourd’hui les 14 lauréates et lauréats des Prix littéraires du Gouverneur général.

Le Conseil des arts administre et finance les GG, soit le plus important programme de prix littéraires au Canada, et remet ainsi des prix totalisant près de 450 000 $. Ces prix sont remis dans sept catégories, en français et en anglais : romans et nouvelles, poésie, théâtre, essais, littérature jeunesse (texte et illustrations) et traduction. 

« Le verdict est sans appel: il s’agit d’une autre année marquante pour la littérature canadienne », a déclaré Robert Sirman, directeur et chef de la direction du Conseil des arts. « Les livres gagnants offrent des choix de lecture diversifiés pour les Canadiennes et les Canadiens de tous âges et démontrent, encore une fois, que le Canada se surpasse sur la scène littéraire. »

À noter parmi les faits saillants de l’annonce de cette année :

  • 10 des 14 lauréats des Prix du Gouverneur général de 2012 sont des femmes;
  • Nigel Spencer remporte pour la troisième fois le prix de la catégorie traduction et, comme les fois précédentes, pour un livre de Marie-Claire Blais;
  • Normand Chaurette remporte un prix pour la deuxième année consécutive et que ce prix constitue son quatrième GG.

« Toute personne qui participe à la création d’un livre — à savoir l’auteur, l’illustrateur, le traducteur et l’éditeur — a une histoire à raconter », a déclaré Son Excellence le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada. « Les Prix littéraires du Gouverneur général nous permettent non seulement de célébrer nos plus grands livres, mais aussi de rendre hommage aux Canadiens qui se démarquent sur la scène littéraire. Je félicite tous les récipiendaires qui ont mis tant d’effort à ajouter leur récit à notre mémoire collective. »

Les noms des lauréates et lauréats, les titres de leurs œuvres, ainsi que les commentaires des membres du comité d’évaluation par les pairs sont énumérés ci-dessous. Les notices biographiques, les couvertures des livres ainsi que les photographies des lauréates et lauréats sont affichées sur le site web du Conseil des arts.
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Lauréates et lauréats

Romans et nouvelles

France Daigle, Moncton (Nouveau-Brunswick), Pour sûr
(Éditions du Boréal; distribué par Diffusion Dimedia)

Beau et grand projet, Pour sûr de France Daigle est une œuvre magistrale qui éblouit. Roman cube, il permet de multiples digressions autour de la langue française et de ses variations. Le chiac, personnage central de ce roman monumental, nous ouvre une porte essentielle sur la compréhension de l’identité acadienne.

Linda Spalding, Toronto, The Purchase
(McClelland & Stewart, une division de Random House of Canada; distribué par l’éditeur)

Roman historique sur la race, la religion et la famille, The Purchase de Linda Spalding est agréablement exempt de jugement rétrospectif. Avec une prose chaleureuse et soutenue, ce livre raconte l’histoire d’un quaker impopulaire qui emmène sa famille en Virginie, où se pratique alors l’esclavage. Poussé par une compassion déplacée, il achète un jeune esclave à l’encan, bouleversant ainsi et pour toujours les vies de plusieurs personnes.

Poésie

Maude Smith Gagnon, Montréal, Un drap. Une place.
(Éditions Triptyque; distribué par Diffusion Dimedia)

L’auteure, Maude Smith Gagnon, procède par des touches narratives bien ciselées que sert une belle maîtrise de la langue.
Un drap. Une place., à la forme très minimale, proche d’une sensibilité orientale, est un hommage à l’intensité d’être. Il y a là une pratique du dépouillement qui imbibe peu à peu la mémoire et l’absence et les rend aptes à accueillir tant le moindre événement du monde que tout son avènement.

Julie Bruck, San Francisco, Californie (originaire de Montréal),
Monkey Ranch
(Brick Books; distribué par LitDistCo)

Monkey Ranch de Julie Bruck bondit çà et là dans le monde ordinaire, avec un habile détachement et un art tout en souplesse, et sa sensibilité originale, bienveillante et sympathique sert de guide au lecteur. « Il y a assez de lumière pour y voir clair », dit Julie Bruck, même si les enfants détournent les yeux. Cette voix pleine d’humanité, excentrique et patiente, vous fera voir un monde dénué de miracles.

Théâtre

Geneviève Billette, Montréal, Contre le temps
(Leméac Éditeur; distribué par Socadis)

Contre le temps de Geneviève Billette a su, avec un personnage du
19e siècle, le mathématicien Évariste Galois, trouver un écho dans les questionnements les plus contemporains et plonger dans l’intime pour rejoindre l’universel. L’auteure crée un formidable espoir dans une époque trouble.

Catherine Banks, Sambro (Nouvelle-Écosse), It is Solved by Walking
(Playwrights Canada Press; distribué par University of Toronto Press)

Dans It is Solved by Walking, une déconstruction poétique du poème de Wallace Steven « Thirteen Ways of Looking at a Blackbird » (Treize façons de regarder un merle), Catherine Banks crée une histoire d’amour singulière et inspirée, doublée d’une méditation sur le besoin de chacun de laisser libre cours à l’expression de la complexité de sa vie intérieure.

Essais

Normand Chaurette, Montréal, Comment tuer Shakespeare
(Presses de l’Université de Montréal; distribué par Socadis)

Comment tuer Shakespeare de Normand Chaurette est un essai personnel d’une écriture poétique et d’une voix originale, qui montre le corps à corps entre le traducteur et un monument littéraire. L’auteur souligne bien le plaisir de la traduction, ses défis et le meurtre symbolique que ce processus créateur implique.

Ross King, Woodstock, Royaume-Uni (originaire de North Portal, Saskatchewan), Leonardo and the Last Supper
(Bond Street Books, une division de Doubleday Canada; distribué par Random House of Canada)

Leonardo and the Last Supper allie une narration brillante et une écriture exceptionnelle. Ross King dépeint le génie hors du commun de Leonard de Vinci d’une manière qui saura à la fois captiver les spécialistes et enchanter le grand public. Voilà une recherche impeccable livrée avec le panache d’un romancier.

Littérature jeunesse – texte

Aline Apostolska, Montréal, Un été d’amour et de cendres
(Leméac Éditeur; distribué par Socadis)

Avec Un été d’amour et de cendres, Aline Apostolska projette le lecteur dans le contexte sociopolitique chaotique d’une enclave tibétaine du nord de l’Inde, ne laissant pour repères que le récit d’un premier amour dramatique. Un roman fort; une écriture sensible, épurée, maîtrisée, sans complaisance.

Susin Nielsen, Vancouver, The Reluctant Journal of Henry K. Larsen
(Tundra Books, une division de Random House of Canada; distribué par l’éditeur)

The Reluctant Journal of Henry K. Larsen de Susin Nielsen est l’histoire attachante d’un chagrin. Stimulante et pertinente, elle décrit, avec réalisme, passion et compassion, les effets de l’intimidation, illustrant bien le vieil adage : « Il y a toujours deux côtés à une médaille ». Le cheminement de Henry est émouvant et follement amusant.

Littérature jeunesse – illustrations

Élise Gravel, Montréal, La clé à molette, texte d’Élise Gravel
(Éditions de la courte échelle; distribué par Diffusion du livre Mirabel jusqu’au 31 décembre, puis par Messageries de Presse Benjamin)

Dans un style graphique teinté d’une esthétique publicitaire rétro,
Élise Gravel remet en question la culture de consommation en créant une histoire et des personnages simples, amusants et pleins de caractère. Œuvre remplie d’objets absurdes et de clins d’œil critiques, La clé à molette est colorée, cohérente et originale.

Isabelle Arsenault, Montréal, Virginia Wolf, texte de Kyo Maclear
(Kids Can Press; distribué par University of Toronto Press)

Avec Virginia Wolf, Isabelle Arsenault propose un voyage imaginaire dans le monde des rêves et de la créativité des enfants. Délicieusement fantaisiste et tactile, ce livre rappelle les dessins d’enfants sur les trottoirs. Avec son style unique, l’illustratrice fusionne la fantaisie, les émotions et l’inspiration.

Traduction

Alain Roy, Montréal, Glenn Gould
(Éditions du Boréal; distribué par Diffusion Dimedia)
Traduction française de Glenn Gould de Mark Kingwell (Penguin Group Canada)

Il fallait du souffle et du courage pour se colleter avec cet essai exigeant. Le traducteur, Alain Roy, a fait montre d’un constant souci de concision et de précision sans jamais sacrifier les nuances du contenu. De toute évidence, cette traduction percutante de Glenn Gould s’appuie sur un abondant travail de recherche qui contribue à une lecture limpide.

Nigel Spencer, Montréal, Mai at the Predators’ Ball
(House of Anansi Press; distribué par HarperCollins Canada)
Traduction vers l’anglais de Mai au bal des prédateurs, de
Marie-Claire Blais (Les Éditions du Boréal)

La traduction Nigel Spencer de Mai au bal des prédateurs de
Marie-Claire Blais : tout simplement brillante. Rendre, en anglais, la complexité et de la richesse de ce récit constituait un formidable défi, et Nigel Spencer l’a relevé avec une maîtrise qui impressionne par sa variété de couleurs et de tons.

Les comités d’évaluation par les pairs

Les lauréates et lauréats des Prix littéraires du Gouverneur général sont choisis par des comités d’évaluation par les pairs (sept en anglais et sept en français), dont les membres sont nommés par le Conseil des arts. Les comités se réunissent séparément et examinent tous les livres admissibles parus entre le 1er juillet 2011 et le 30 juin 2012 pour les livres de langue française, et entre le 1er septembre 2011 et le 30 septembre 2012 pour les livres de langue anglaise. Cette année, 683 ouvrages en français et 1015 ouvrages en anglais ont été soumis.

Comités de langue française

Romans et nouvelles : Hugues Corriveau (Montréal), Christine Eddie (Québec), Eileen Lohka (Calgary)
Poésie : Robert Berrouët-Oriol (Montréal), Herménégilde Chiasson (Grand-Barachois, N.-B.), Suzanne Jacob (Montréal)
Théâtre : Suzanne Lebeau (Montréal), Patrick Leroux (Pointe-Claire, Québec), Victor Andrés Trelles Turgeon (Montréal)
Essais : Monika Boehringer (Sackville, N.-B.), Gaëtan Brulotte
(Trois-Rivières, Québec), Ching Selao (Burlington, Vt.)
Littérature jeunesse (texte) : Linda Amyot (Saint-Charles-Borromée, Québec), Laurent Poliquin (Winnipeg), Matthieu Simard (Montréal)
Littérature jeunesse (illustrations) : Pascale Bonenfant (Québec), Diego Herrera (Yayo) (Montréal), Marc Keelan-Bishop (Carrying Place, Ont.)
Traduction (de l’anglais vers le français) : Isabelle Collombat (Québec), Sathya Rao (Edmonton), Michel Saint-Germain (Montréal)

Comités de langue anglaise

Romans et nouvelles : Randy Boyagoda (Toronto), C. P. Boyko (Victoria, C.-B.), Susan C. Haley (Wolfville, N.-É.)
Poésie : Lydia Kwa (Vancouver), Brent MacLaine
(Charlottetown, Î.-P.-É.), Monty Reid (Gloucester, Ont.)
Théâtre : Daniel Karasik (Toronto), Colleen Wagner (Gagetown, N.-B.), Marcus Youssef (Vancouver)
Essais : Brian Thomas Brett (Salt Springs Island, C.-B.),
Michael Terry Harris (Lunenburg, N.-É.), Marina Nemat (Aurora, Ont.)
Littérature jeunesse (texte) : Deborah Delaronde-Falk (Winnipegosis, Man.), Richard Scrimger (Cobourg, Ont.), Maxine Trottier
(Newman’s Cove, T.-N.-L.)
Littérature jeunesse (illustrations) : Shea Chang (Toronto),
Patsy Mackinnon (New Waterford, N.-É.), Maxwell Newhouse
(Cultus Lake, C.-B.)
Traduction (du français vers l’anglais) : Dawn M. Cornelio (Guelph, Ont.), David Scott Hamilton (Vancouver), Denise Merkle
(Moncton, N.-B.) 

Renseignements supplémentaires

En plus de la bourse de 25 000 $ associée à leur prix, chacune et chacun des lauréats recevra un exemplaire de son livre spécialement relié par la maître relieuse montréalaise Lise Dubois. L’éditeur de chaque ouvrage gagnant recevra une subvention de 3 000 $ pour ses activités de promotion. Enfin, la somme de 1 000 $ sera remise aux finalistes non lauréats pour souligner leur accession au rang des finalistes. La valeur totale des Prix littéraires s’élève à près de
450 000 $.

Remise des prix à Rideau Hall

Son Excellence le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada, remettra les Prix littéraires aux lauréats de 2012, le mercredi 28 novembre à 18 h, à Rideau Hall. Les représentants des médias qui souhaitent assister à la remise des prix sont priés de communiquer avec Marie-Ève Létourneau au Bureau de presse de Rideau Hall, au (613) 998-0287.

Médias, s’adresser à :

Mireille Allaire
Agente de relations publiques
1-800-263-5588 ou
613-566-4414, poste 4523
email Envoyez un courriel à ce contact

Heather McAfee
Agente de relations publiques
1-800-263-5588 ou
613-566-4414, poste 4166
email Envoyez un courriel à ce contact

Pour obtenir des entrevues avec les auteurs, traducteurs et illustrateurs :
Langue française :
Communications Judith Landry
514-234-4899
judithcommunications@gmail.com

Cindy Blanchette
514-601-6296
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Langue anglaise :
Diane Hargrave Public Relations
(416) 467-9954, poste 104
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Chris DiRaddo Communications
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